Retour vers le futur... de l’OPÉRA!

Mode de vie

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18 janvier 2024

Vickie Zhao, Alex Ionescu et l’aventure de La Reine-garçon

Texte : François Ulrich

Photo : Tam Photography

Originaires de Montréal, Vickie Zhao et Alex Ionescu reviennent dans leur ville natale après 10 ans passés aux États-Unis. De la Silicon Valley à la vallée du St-Laurent, les jeunes parents décident de se rapprocher de leur famille et de renouer avec leur communauté, incluant la communauté artistique. « Nous sommes deux Montréalais, c’est notre ville, notre fille avait huit ans et il était temps de revenir à la maison. »

Encourager l’innovation

Vickie et Alex sont emblématiques d’une nouvelle génération de philanthropes culturels. Qu’est-ce qui les inspire à soutenir l’Opéra de Montréal? Par-dessus tout, l’engagement envers l’innovation et l’accessibilité :

« Durant notre épisode américain, nous avons toujours cherché à soutenir des institutions culturelles qui représentaient le mieux la ville où nous nous trouvions, son talent, son énergie. À Seattle par exemple, c’était le MoPOP, le fameux musée dédié à la culture pop. À Montréal, nous sommes rapidement tombés d’accord sur l’Opéra de Montréal. Pas parce que c’est l’une des institutions les plus prestigieuses. Mais parce c’est l’une des plus créatives, qui ose réinventer l’opéra pour en faire un art actuel, un art qui parle à tous et qui est accessible à tous », explique Alex.

Encourager l’audace et l’inclusivité

Et quand il est question d’opéra, le couple de philanthropes sait de quoi il parle. « Lorsque nous étions à San Francisco, nous habitions en face de l’opéra, raconte Vickie. C’est sûr que nous en avons profité pour aller voir pas mal de productions. Mais l’expérience était... disons... très conventionnelle, aussi bien sur scène que dans la salle. Là-bas, l’opéra reste un divertissement de luxe réservé à une élite en tuxedo et robe longue... Je ne me suis pas reconnue dans ces soirées, je ne me suis jamais sentie incluse. »

« Ce qui nous a plu à l’Opéra de Montréal, c’est l’audace, renchérit son conjoint. L’audace de créer de nouvelles œuvres, comme La Beauté du monde sur la Seconde Guerre Mondiale. L’audace de mettre des personnages punks et tatoués sur les affiches. L’audace d’aborder les enjeux LGBTQ, comme ça sera le cas dans La Reine-garçon. »

« C’est cette audace qui permet de garder l’opéra vivant. Et c’est cette audace que nous voulons soutenir. »

Vickie et Alex parrainent d’ailleurs généreusement la création signée Michel Marc Bouchard et Julien Bilodeau qui prendra l’affiche le 3 février. « Et notre fille sera avec nous pour le spectacle, comme elle l’a été pour presque toutes les productions depuis deux ans! »

Encourager une communauté bienveillante

En plus de soutenir financièrement la création, le couple de philanthropes est très engagé auprès de l’Opéra de Montréal. Vickie a d’ailleurs rejoint le conseil d’administration à l’automne 2023 :

« Il y a des projets formidables sur la table, pour les écoles, pour les personnes vulnérables, pour les jeunes talents. On sent que l’organisation est dans un moment névralgique de son histoire, qu’il y a un potentiel de croissance énorme, des impacts positifs tant pour l’opéra que pour tout l’écosystème culturel montréalais. C’est très gratifiant pour des philanthropes de voir qu’on participe à une œuvre globale qui contribue à faire rayonner notre ville. »


La création mondiale de La Reine-garçon est présentée à la Salle Wilfrid-Pelletier les 3, 6, 8 et 11 février. Pour plus d’informations ou pour acheter des billets, cliquez ici.

 

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