Wolfgang Amadeus Mozart

SALzbourg, 1756 - VIENNE, 1791

Avant même d’atteindre l’âge adulte, Mozart fait ses débuts dans le domaine lyrique avec l’intermezzo latin Apollon et Hyacinthe (1767), suivi de l’opéra bouffe La fausse ingénue (1769). Grâce à son sens prodigieux de l’assimilation, il met à profit les musiques entendues lors de ses tournées européennes. Ainsi, à Milan, il compose son premier opéra seria, Mitridate (1770), qui remporte un vif succès et lui obtient la commande d’un deuxième opéra seria, Lucio Silla (1772). En 1775, alors âgé de vingt ans mais démontrant déjà sa maturité, Mozart reçoit une commande de Munich (l’opéra bouffe La fausse jardinière), puis une autre de Salzbourg (Le roi-pasteur). À Munich encore, il présente un nouvel opéra seria, Idoménée, roi de Crète (1781). Sa première commande importante après s’être affranchi de son statut de musicien de cour est le singspiel L’enlèvement au sérail (1782), un genre où il ose mêler des éléments de l’opéra seria, de l’opéra-comique et de l’opéra bouffe. Ce mélange des genres est d’ailleurs l’un des traits de génie de Mozart qui ne se privera pas d’introduire, dans ses œuvres futures, des éléments comiques dans ses œuvres sérieuses ou l’inverse. L’enlèvement au sérail témoigne également, par sa langue et sa facture, de l’une des grandes préoccupations de Mozart : créer un opéra allemand. Suivra peu de temps après sa rencontre avec le scandaleux librettiste da Ponte, du reste le plus convoité de l’heure, rencontre qui engendre trois des œuvres les plus importantes de son catalogue lyrique : Les noces de Figaro (1786), Don Giovanni (1787) et Così fan tutte (1790). L’année de sa mort, il s’attaque à une œuvre d’un symbolisme dense, La flûte enchantée (1791), puis, à l’occasion du couronnement de l’empereur Léopold II comme roi de Bohême, il produit son dernier opéra qui renoue avec le genre sérieux : La clémence de Titus (1791). Il meurt avant de terminer une mystérieuse commande, le grandiose Requiem.