L’œuvre lyrique incontournable du 21e siècle, en première canadienne, dirigée par la réputée cheffe d’orchestre Nicole Paiement!

25. 28*. 30 janvier à 19h30
2 février à 14h

* Événement Mardi 18-34 ans

Aperçu

Langue: 
Anglais (Sous-titres : Français et anglais)
Durée: 
1h35
Entracte: 
0

Résumé

"(...) il s'agit là du meilleur opéra écrit depuis 20 ans." - Le Monde

"On ne peut réprimer la vague impression d'avoir assisté à l'éclosion d'un chef-d'oeuvre" - Le Figaro

"Une des oeuvres marquantes du XXIe siècle" - The Guardian

Œuvre lyrique phare du 21e siècle acclamée dans les plus grandes maisons d’opéra du monde, Written on Skin prend l’affiche le 25 janvier prochain à l’Opéra de Montréal dans une toute nouvelle production, une première canadienne. George Benjamin, compositeur de l’œuvre qui a étudié auprès du grand Olivier Messiaen, est considéré comme « l’un des plus formidables compositeurs de sa génération » par le New York Times. Un événement musical rare, achetez vos billets dès maintenant !

PRÉOPÉRA
Une présentation pré-concert gratuite aura lieu une heure avant chaque représentation au Piano Nobile de la salle Wilfrid-Pelletier à la Place des Arts. Animation : Pierre Vachon, musicologue.

ÉVÉNEMENT MARDI 18-34 ANS
Événement de réseautage exclusif aux 18-34 avant la représentation.

Médiathèque

Vidéos

Written on Skin - Philippe Dubuc

Le designer Philippe Dubuc nous explique la démarche artistique derrière la création des costumes de Written on Skin

Vidéos

Written on Skin : Nouvelle production. Première canadienne.

Vidéos

Le compositeur George Benjamin à propos de Written on Skin

Le compositeur britannique de renommée internationale George Benjamin nous raconte l'histoire de la composition de Written on Skin et comment l'oeuvre a été préparée pour la scène.

Compositeur

George Benjamin  >

L'un des plus formidables compositeurs de sa génération. - New-York Times

Le premier opéra de George Benjamin, Into the Little Hill, est une commande du Festival d’Automne à Paris en 2006 et a été conçu en collaboration avec Martin Crimp. Leur deuxième œuvre conjointe, Written on Skin, a été créée au Festival d’Aix-en-Provence en 2012 et a depuis été présentée par plus de 20 maisons d’opéra à travers le monde, remportant autant de prix. Lessons in Love and Violence, leur troisième collaboration, a été créée au Royal Opera House en 2018.

À titre de chef d’orchestre, George Benjamin possède un vaste répertoire allant de Mozart et Schumann à Knussen, Murail et Abrahamsen. Il a dirigé de nombreuses créations mondiales d’œuvres d’envergure et est régulièrement invité par les meilleurs orchestres. Ses compositions ont récemment été applaudies au Southbank Centre (2012), au Barbican (2016) et à Wigmore Hall (2019). Au cours de la dernière décennie, des séries de concerts présentant des rétrospectives de ses œuvres ont été offertes à San Francisco, Francfort, Turin, Milan, Aldeburgh, Toronto, Dortmund, New York et au Holland Festival de 2018.​

Metteur en scène

Alain Gauthier  >

Metteur en scène apprécié du milieu lyrique, Alain Gauthier continue de faire sa marque en Amérique du Nord...

Argument

  • Résumé

    Un riche propriétaire terrien invite chez lui un artiste chargé de réaliser un livre d'enluminures. Cet ouvrage doit immortaliser en images l'impitoyable exercice de son pouvoir politique et la paisible jouissance que lui procure l'ordre domestique, incarné dans l'humilité et l'obéissance enfantine de sa femme Agnès. Mais la réalisation de ce livre devient un catalyseur propice à la rébellion de l'épouse. Après une première tentative de séduction couronnée de succès, elle exploite sa nouvelle intimité avec l'enlumineur afin d'influencer le contenu même du livre, forçant son mari à la voir telle qu'elle est réellement – et ouvrant ainsi la voie à un ultime et extraordinaire acte de provocation.

  • Première partie

    I - Le Chœur des Anges

    « Effacez de la place du marché le parking du samedi —

    éteignez les vivants — ranimez les morts d’un claquement de doigts. »

    Un chœur d’Anges nous ramène huit cents ans en arrière, à l’époque où chaque livre est un objet précieux « écrit sur la peau ». Ils donnent vie à deux des personnages principaux de l’histoire : le Protecteur, un propriétaire terrien riche et intelligent, « obsédé par la pureté et la violence », et son épouse obéissante, sa « propriété », Agnès. Un des anges devient alors le troisième protagoniste, le « Garçon », un enlumineur de manuscrits.

    II - Le Protecteur, Agnès et le Garçon

    En présence de sa femme, le Protecteur demande au Garçon de célébrer sa vie et ses bonnes actions dans un livre enluminé. L’ouvrage est censé montrer ses ennemis en Enfer et sa propre famille au Paradis. Comme preuve de son talent, le Garçon présente au Protecteur une miniature, portrait flatteur d’un homme riche et miséricordieux. Agnès se méfie du Garçon autant que de l’art des images, mais le Protecteur passe outre et lui ordonne de faire bon accueil au Garçon dans leur maison.

    III - Le Chœur des Anges

    Les Anges rappellent la violence du récit biblique de la création du monde — « inventez l’homme et noyez-le », « que les bulldozers l’enterrent hurlant dans une fosse »  — et son hostilité envers les femmes — « inventez-la / dénudez-la / accusez-la de tous les maux ».

    IV - Agnès et le Garçon

    Sans rien dire à son époux, Agnès se rend dans l’atelier du Garçon pour voir « comment on fait un livre ». Le Garçon lui montre une miniature représentant Eve, mais Agnès en rit. Elle met le Garçon au défi de faire le portrait d’une « vraie » femme, comme elle. Une femme avec des traits reconnaissables et précis. Une femme que lui, le Garçon, pourrait désirer.

    V - Le Protecteur et les visiteurs – John et Marie

    À l’approche de l’hiver, le Protecteur a l’esprit tout occupé par le changement qui affecte le comportement de sa femme. C’est à peine si elle parle ou si elle mange ; au lit, elle s’est mise à lui tourner le dos et fait semblant de dormir — mais il sait qu’elle est réveillée : il entend ses cils « gratter l’oreiller / comme un insecte ».  

    Quand la sœur d’Agnès, Marie, arrive avec son époux John, elle se demande s’il est pertinent de faire faire ce livre et surtout s’il est sage d’inviter un Garçon étranger à la table familiale aux côtés d’Agnès. Le Protecteur défend haut et fort le livre autant que le Garçon, et menace de chasser John et Marie de ses terres.

    VI - Agnès et le Garçon

    Cette nuit-là, quand Agnès est seule, le Garçon s’introduit dans sa chambre pour lui montrer la peinture qu’elle lui a demandée. Au début, Agnès fait mine de ne pas savoir de quoi il s’agit, mais elle en vient très vite à reconnaître que l’image peinte de cette femme éveillée dans son lit, les membres nus enroulés dans les couvertures, est son propre portrait. Comme ils examinent ensemble la peinture, la tension sexuelle monte jusqu’à ce qu’Agnès s’offre au Garçon.

  • Deuxième partie

    VII - Le mauvais rêve du Protecteur

    Le Protecteur rêve que non seulement ses gens se rebellent contre le coût du livre, mais aussi qu’une rumeur bien plus dérangeante prétend que le livre contient une page secrète, « mouillée comme la bouche d’une femme », où l’on voit Agnès « attirer le Garçon dans un lit secret ».

    VIII - Le Protecteur et Agnès

    Le Protecteur se réveille de ce rêve et étend le bras vers sa femme. Mais elle est debout à la fenêtre, et regarde de la fumée noire au loin : les hommes du Protecteur brûlent des villages ennemis. Elle demande à son mari de la toucher et de l’embrasser… mais de telles avances de la part de sa femme le dégoûtent et il la repousse, arguant que seule sa puérilité peut excuser un tel comportement. Elle refuse avec véhémence de se voir traiter « d’enfant » et lui dit que, s’il veut connaître la vérité à son sujet, il faut qu’il aille voir le Garçon : « demande-lui ce que je suis ».

    IX - Le Protecteur et le Garçon

    Le Protecteur trouve le Garçon dans le bois « regardant son propre reflet dans la lame d’un couteau ». Il exige de connaître le nom de la femme qui « crie et transpire avec [lui] dans un lit secret » – est-ce Agnès ?

    Le Garçon, qui ne veut pas trahir Agnès, avoue au Protecteur qu’il couche avec la sœur d’Agnès, Marie, et brosse un tableau absurde des fantasmes érotiques de Marie. Le Protecteur ne demande qu’à croire le Garçon et rapporte à Agnès que le Garçon couche avec « cette putain qu’est [s]a sœur ».

    X - Agnès et le Garçon

    Prenant les dires de son mari pour argent comptant, Agnès, furieuse, accuse le Garçon de la tromper. Il explique qu’il a menti pour la protéger – mais cela ne fait qu’accroître sa colère : ce n’était pas pour la protéger, mais pour se protéger lui-même. S’il l’aime vraiment, alors il doit avoir le courage de dire la vérité, et en même temps de punir son mari de la traiter comme une enfant. Elle exige que le Garçon, comme preuve de fidélité, crée une nouvelle image forte, choquante qui détruira une fois pour toutes la suffisance de son mari.

     

  • Troisième partie

    XI - Le Protecteur, Agnès et le Garçon

    Le Garçon montre au Protecteur et à Agnès quelques pages du livre à présent terminé, une série d’atrocités qui rendent le Protecteur de plus en plus impatient de voir le Paradis. Le Garçon est surpris : il affirme que ce sont bien là des images du Paradis sur cette terre – n’y reconnaît-il pas sa propre famille et ses biens ?

    Agnès demande alors qu’on lui montre l’Enfer. Le Garçon lui donne une page écrite, ce qui la plonge dans la frustration puisque, en tant que femme, elle n’a pas appris à lire. Mais le Garçon s’en va, laissant Agnès et son mari seuls avec la « page secrète ».

    XII - Le Protecteur et Agnès

    Le Protecteur lit à haute voix la page écrite. Le Garçon y décrit avec moult détails sensuels sa relation avec Agnès. Pour le Protecteur, la révélation est accablante, mais pour Agnès c’est bien la confirmation que le Garçon a fait exactement ce qu’elle lui avait demandé. Excitée et fascinée par la lettre, indifférente à la détresse de son mari, elle lui demande de lui montrer « le mot qui dit : amour ».

    XIII - Le Chœur des Anges et le Protecteur

    Les Anges évoquent la cruauté d’un dieu qui crée l’homme de la poussière pour remplir son esprit de désirs contradictoires, et « lui faire honte d’être humain ». Déchiré entre miséricorde et violence, le Protecteur retourne dans les bois et, « d’une incision nette en travers de l’os », assassine le Garçon.

    XIV - Le Protecteur, Agnès et les Anges

    Le Protecteur tente de réaffirmer son autorité sur Agnès. Il lui dicte ce qu’elle doit dire, la manière dont elle peut ou ne peut pas se désigner elle-même — et l’oblige, tandis qu’elle est assise à une longue table, à manger le repas placé devant elle pour prouver son « obéissance». Le Protecteur lui demande à plusieurs reprises comment elle trouve la nourriture et ne décolère pas quand elle répète avec insistance que c’est un bon repas.

    Il lui révèle alors qu’elle a mangé le cœur du Garçon.

    Loin de briser sa volonté, cela provoque un ultime accès rébellion et Agnès prétend qu’aucun acte de violence, quel qu’il soit – « même si tu fais fondre mon corps dans de l’acide » — n’effacera jamais de sa bouche la saveur du cœur du Garçon.

    XV - Le Garçon / Ange 1

    Le Garçon réapparaît sous la forme d’un Ange pour présenter une dernière image: le Protecteur y saisit un couteau pour tuer Agnès, mais elle préfère se suicider en sautant du balcon. Le tableau la montre en train de tomber, à jamais suspendue par l’enlumineur dans le ciel de la nuit, tandis que trois petits anges peints dans la marge se tournent pour rencontrer le regard du spectateur.

     

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