- Opéra à la carte -

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Aperçu

Langue: 
Anglais et français (Sous-titres : Français et anglais)

Résumé

Ballet-Opéra-Pantomime (BOP) et l’Orchestre de chambre I Musici de Montréal joignent leurs forces à celles de l’Opéra de Montréal pour un programme double dans lequel la mer tient le premier rôle. La mer qui nourrit, mais aussi celle qui arrache des vies. Conçue en miroir de l’opéra Riders to the Sea, la création Le Flambeau de la nuit en reprend les thèmes, tissant ainsi une trame dramatique unifiée, à la fois contemporaine et tournée vers le passé.

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Compositeur

Hubert Tanguay-Labrosse  >

Lauréat du Grand Prix du Concours OSM Standard Life 2009 et de la Bourse de carrière Fernand-Lindsay, Hubert Tanguay-Labrosse a débuté l’apprentissage de la musique par le biais des programmes à vocation musicale des écoles Le Plateau et Joseph-François-Perreault. Diplômé de la Juilliard School et du Conservatoire de musique de Montréal, il a aussi travaillé la composition avec Serge Provost et Jonathan Dawe. En 2013, il fonde la compagnie BOP, dont il assure la codirection artistique et la direction musicale. Dans ce rôle, il a collabore avec des artistes de tous horizons pour produire d’audacieuses créations multidisciplinaires. Pédagogue actif, il dirige chaque été le chœur du Camp musical Père Lindsay, et a dirigé pendant cinq ans les orchestres symphoniques de jeunes de Joliette et Sherbrooke.

Librettiste

Olivier Kemeid  >

Olivier Kemeid est auteur de théâtre, metteur en scène, comédien, directeur artistique de la compagnie de théâtre Trois Tristes Tigres. Depuis juin 2016, il est le codirecteur général et directeur artistique du Théâtre de Quat’Sous, l’une des institutions théâtrales phares de Montréal. Figure marquante du paysage théâtral québécois, il a signé une quinzaine de pièces de théâtre, dont plusieurs ont été traduites à l’étranger. Trois de ses textes ont été finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur Général : L’Énéide (Lansman, 2008) ; Moi, dans les ruines rouges du siècle (Leméac, 2013) ; Five Kings (Leméac, 2015). Les traductions de son Énéide ont été jouées sur plusieurs grandes scènes du monde, que ce soit à Potsdam (Hans Otto Teater), à Rome (Teatro di Roma), au Canada (Festival de Stratford), ou à New York (Theater at St Clement’s). Sa pièce Moi, dans les ruines rouges du siècle, a remporté le Prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre pour le meilleur spectacle de 2012.

Metteur en scène

Édith Patenaude  >

Finissante du Conservatoire d'art dramatique de Québec en 2006, Édith Patenaude s’est aussitôt lancée dans la création. Avec Les Écornifleuses, dont elle a assuré la direction artistique pendant dix ans, elle développe un territoire de création libre. Son écriture s’y développe avec, entre autres, Barbe BleueLe monde sera meilleur et la cocréation de Disparaître ici. Elle joue aussi régulièrement, notamment dans Inès Pérée et Inat TenduSelfieTout ce qui tombeScalpés, etc. Mais c’est la mise en scène qui devient son terrain de jeu de prédilection, qu’elle a la joie de voir s’étendre sur la majorité des scènes québécoises et montréalaises, en passant par d’autres villes canadiennes et européennes. Elle participe aux créations du Ishow (récipiendaire du Prix du meilleur spectacle Montréal remis par l’AQCT), Invisibles et Straight Jacket Winter ; elle dirige Far Away et Rotterdam, codirige l’autofiction documentaire Post Humains, se lance dans l’adaptation du démesuré Titus et s’attaque au conflit israélo-palestinien à travers Oslo. Récemment, elle dirige, Corps célestes au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, où elle a par ailleurs été nommée artiste associée. Deux projets très avancés, Les sorcières de Salem au Théâtre Denise-Pelletier et Les étés souterrains à la Licorne, allaient voir le jour lorsque la pandémie de COVID-19 a provoqué la fermeture des théâtres en mars 2020. Pour son travail de mise en scène, elle a été récompensée du Prix d'excellence des arts et de la culture de la Ville de Québec pour L’absence de guerre et du Prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre pour 1984 et Mes enfants n’ont pas peur du noir.

Argument

  • Riders to the Sea - Vaughan Williams & Synge

    Un double huis clos : une maison sur une île battue par les tempêtes, au large de l’Irlande. Un à un, Maurya perd ses fils à la mer. Alors que les sœurs Cathleen et Nora tentent de cacher à leur mère le butin de leur frère Michael, Bartley, le dernier fils de Maurya, annonce qu’il se rend au marché de Connemara, malgré la mer mauvaise. Pour survivre sur cette île, il faut parfois mettre sa vie en gage et la quitter. Projeté dans les flots par son cheval apeuré, Bartley se noie. L’annonce de sa mort transforme le paysage dans le regard de Maurya : maintenant que la mer ne peut plus rien lui enlever, elle retrouve l’unité avec ce qui l’entoure, se reposant enfin dans le spectacle sans cesse changeant des éléments.

  • Le flambeau de la nuit - Tanguay-Labrosse & Kemeid

    Sur un autre rivage, une foule s’agglutine pour échapper aux flammes qui dévorent la ville. Une mère convainc la nochère de les prendre à bord de sa barque, son enfant et elle; la suite du monde se négocie non plus seulement avec la nature, mais aussi avec les hommes et les femmes. Tel un talisman, doté du pouvoir de la vision, l’enfant guide les passagèr·e·s au travers du noir de la nuit et des flots. Le huis clos, c’est maintenant la barque sur la mer et le spectacle dans lequel se reposer, celui de la terre ferme au bout des yeux, si jamais elle apparaît. Survient toutefois la tempête, à laquelle l’enfant ne survit pas : la mère touche seule la rive promise, qui n’est pas encore la promesse d'une vie meilleure.

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