« Je suis un homme chanceux. Le temps a été bon avec moi. Enfin, la plupart du temps… »

Aperçu

Langue: 
Anglais (Sous-titres : français et anglais)
Durée: 
2h10
Entracte: 
1

Résumé

Le drame intime et poétique d’un homme qui a changé le destin de l’Amérique du XXe siècle. Une œuvre spectaculaire, une musique poignante, un livret où les larmes s’illuminent de quelques sourires.

Dans une chambre d’hôtel, douze heures avant la fusillade de Dallas, Jack (John F.) et Jackie s’abandonnent à une fascinante hallucination qui explore la fragilité humaine à l’approche du sort tragique qui les guette…

Médiathèque

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JFK - Bande annonce

Extraits musicaux

JFK - extraits musicaux

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JFK - Balado

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JFK - Décors

Crédits : Forth Worth - Marty Sohl et Karen Almond

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JFK - L'histoire

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JFK - La distribution

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JFK - La musique

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JFK - Tout sauf un requiem

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JFK - Une histoire idéale pour un opéra

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JFK - Fort Worth

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JFK - Le compositeur

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JFK - Une nouvelle oeuvre

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JFK - Un virage artistique à l'Opéra de Montréal

Compositeur

David T. Little  >

Très actif sur la scène musicale, on le retrouve surtout à New York où il a enseigné la musique pour le programme Musical Connections de Carnegie Hall, en plus d’être un des fondateurs de la New Music Bake Sale...

Librettiste

Royce Vavrek  >

Né en Alberta, il apprend très jeune le piano puis, plus tard, entreprend des études en composition. Attiré autant par la musique que par le théâtre, il écrit près de vingt pièces en plus de réaliser ses premiers courts métrages. Il s’installe à Montréal au début des années 2000 pour compléter un diplôme en cinéma à l’Université Concordia ... 

Metteur en scène

Thaddeus Strassberger  >

 "Peu de jeunes metteurs en scène d'opéra ont démontré un tel talent que Thaddeus Strassberger's." 
-Opera News 'Opera's Next Wave' Feature

Distribution

Décors Thaddeus Strassberger / Costumes Mattie Ullrich / Éclairages Chad R. Jung / Orchestre symphonique de Montréal / Chœur de l’Opéra de Montréal

Commande du
- Fort Worth Opera, Darren K. Woods, directeur général;
- American Lyric Theater, Lawrence Edelson, directeur artistique et de production;
- l’Opéra de Montréal.
Commande soutenue par Linda H. & Richard N. Claytor, Ph.D., pour Sophie. Recherche historique par William Madison. Soutien dramaturgique de Michael Cohen et Cori Ellison. Traduction russe par Vita Tzykun.

Coproduction : Fort Worth Opera, American Lyric Theater, Opéra de Montréal

 

Argument

  • Mot des créateurs

    JFK nous fait revivre les heures passées par le président John F. Kennedy à Fort Worth, au Texas, tout juste avant son assassinat à Dallas. Ce nouveau grand opéra explore la vie intérieure du président et de sa femme au cours de leurs derniers moments ensemble. Bien que fondé sur les recherches approfondies que nous avons menées au sujet de ces personnages et événements, l’opéra ne constitue pas un document historique, ni la représentation de l’assassinat lui-même. Comme nous l’avions fait dans notre opéra de chambre Dog Days, nous avons voulu ici nous éloigner de la réalité autant que la vérité l’exigeait.

    Inspiré de faits véridiques concernant la dernière nuit des Kennedy, l’opéra utilise les rêves pour créer un espace-temps imaginaire, permettant ainsi au couple de revoir les gens qui ont eu une influence dans leurs vies, que ce soit sur le plan personnel ou politique. Jack voyage avec sa sœur Rosemary jusque sur la lune, où il croise le fer avec des adversaires politiques et revit l’époque où il courtisait la sage Jacqueline. Jackie chante un duo avec la femme qu’elle deviendra plus tard, Jacqueline Onassis, qui lui fait revêtir son emblématique tailleur rose Chanel en lui assurant qu’elle a un rôle à jouer dans les événements de la journée. Si le temps est flexible dans ce drame, le destin, lui, ne l’est pas.

    JFK est le tableau d’un précipice. Les brefs moments d’espoir avant qu’une page cosmique se tourne, que l’optimisme vacille et que l’Amérique entre de force dans une ère nouvelle et incertaine. Cet opéra est le portrait de l’homme en qui nous projetons nos espoirs, nos rêves et nos peurs. L’œuvre explore le sentiment de perte immense que nous ressentons encore. Elle présente les luttes les plus intimes d’un être humain fragile, voué à une disparition précoce alors que le temps poursuit inexorablement sa course. Et bien que l’opéra s’attarde aux émotions du président Kennedy et de sa femme, cette histoire, c’est aussi la nôtre. Une histoire qui nous rapproche toujours davantage de notre destin et de cet ultime moment, réel ou imaginé.

                      — David T. Little, compositeur, et Royce Vavrek, librettiste

  • Prologue

    Les Trois Destins font leur apparition : La Fileuse, sous les traits d’une femme de chambre, Clara Harris, Le Mesureur, sous ceux d’un agent secret, Henry Rathbone, et Le Coupeur du fil de la vie, mystérieuse silhouette non identifiable qui disparaît aussi vite qu’elle est apparue. Ils discutent ouvertement de la tâche à accomplir, à la lumière des événements passés.

  • Acte I – Juste avant minuit, le 21 novembre 1963

    Jacqueline Kennedy est nerveuse. Dans la suite présidentielle à l’Hotel Texas de Fort Worth, elle chante une chanson sur le thème de minuit, l’heure la plus solitaire, dans cette ville étrange qu’elle ne connaît pas. Aux prises à une douleur insurmontable, elle s’approche de Jack qui prend un bain pour tenter de soulager ses maux de dos.

    Jack la supplie de lui apporter le médicament qu’il prend pour l’aider à dormir. Elle lui administre une dose de morphine tout en lui faisant remarquer que leur mariage va de plus en plus à la dérive. Il promet d’en discuter aussitôt qu’ils auront quitté le Texas. Sans même répondre, elle s’injecte à son tour le même antidouleur.

    Jack s’endort dans la baignoire et Jackie va dans la pièce adjacente pour se verser un verre. Elle passe devant la silhouette fantomatique de Clara qui s’interroge sur ce qu’est la douleur. Jackie s’assoupit doucement.

    Jack rêve qu’il vient d’atterrir sur la Lune avec sa sœur Rosemary,  au bord de la mer de la Sérénité. Il se dispute avec Nikita Khrouchtchev et l’Armée rouge, critique la lobotomie ratée de sa sœur et revit la cour qu’il a faite à la jeune Jacqueline Bouvier. La scène se termine avec Jack et Jackie qui, après s’être mariés, sont maintenant prêts à affronter le monde.

  • Acte II – Sommeil profond jusqu’à l’aube

    Dans son bain, Jack est réveillé en sursaut par le vice-président Lyndon B. Johnson et une meute d’hommes politiques texans qui le narguent avec des scénarios de plus en plus agressifs et cauchemardesques. Dans la pièce d’à côté, Jackie est tourmentée par les sombres apparitions de Clara Harris et Henry Rathbone qui lui révèlent ce qu’ils ont fait dans le passé : leur présence lors de l’assassinat de Lincoln et le meurtre de Clara par Rathbone, en 1883, qui finit par l’entraîner, lui aussi, dans la mort.

    Effrayée par cette vision, Jackie se réveille en sursaut. Elle s’aperçoit que Jack gît sans connaissance sur le sol de la salle de bain et commande à l’agent secret, Rathbone, de le transporter jusqu’au lit.

    Jackie repense aux épreuves que Jack et elle ont traversées ainsi qu’aux tracas rattachés à la vie publique, puis elle réitère son engagement dans leur mariage. Elle va se coucher et Clara et Rathbone ordonnent au « théâtre de la nuit » de les laisser dormir.

    Quelques heures plus tard, une foule en liesse se fait entendre devant l’hôtel alors que les domestiques des Kennedy entrent dans la suite pour les aider à se préparer. Ils ont du mal à émerger de leur nuit blanche et Jack entame un air sur le ciel qui lui paraît incertain.

  • Acte III – Le matin jusqu’à midi, le 22 novembre 1963

    Pour la télévision, un reporter relate l’effervescence de cette matinée alors que la foule attend l’arrivée du président et de madame Kennedy dans la salle de bal de l’hôtel. Le Texas Boys Choir chante The Eyes of Texas et l’auvent laisse entrevoir Jackie qui, toujours dans la suite de l’hôtel, est désemparée et n’est pas encore prête pour la journée.

    Jacqueline Onassis, son soi futur, arrive pour l’aider à revêtir son célèbre tailleur Chanel rose et, avec Clara Harris, elle annonce à Jackie qu’elle doit s’attendre à jouer un rôle dans le déroulé de la journée. Jackie remarque un tableau accroché au mur de la suite et elle pense à ses deux enfants, Patrick et Arabella, qu’elle a perdus.

    Jack prononce son discours et cela marque la fin du rassemblement. Les Destins réitèrent leurs intentions. Après être retourné à l’hôtel, le couple passe un moment paisible dans leur suite. Jackie déclare à Jack qu’il a été excellent au petit-déjeuner de travail et qu’il le sera tout autant à Dallas.  Rathbone arrête le temps pour rappeler, aux Kennedy et à lui-même, la nature cruelle de la mortalité et la rapidité avec laquelle une vie peut basculer. Il remet le temps en marche et informe madame Kennedy que l’heure est venue de partir pour Dallas. Elle se met en route.

    Jack prend quelques minutes pour se dire qu’il a beaucoup de chance malgré ses difficultés personnelles.  Le Soleil, qui perce à travers les nuages, fait naître un regain de confiance. Jack part pour Dallas. Il est heureux.

    Les Destins se livrent à une toute dernière incantation alors que l’heure qui a été fixée approche.