Un metteur en scène virtuose, des univers éclectiques et un chef parmi les plus inspirés du Québec.

Aperçu

Langue: 
Français (Sous-titres : français et anglais)
Durée: 
2h50
Entracte: 
1

Résumé

« Blanche, c’était moi », écrit Francis Poulenc à un ami dans une lettre à propos de la protagoniste de son « opéra mystique » Dialogues des carmélites. Cet opéra puise sa force de ses multiples facettes et des nombreuses interprétations qu’il engendre. D’un côté, il semble mettre en scène le cheminement intérieur de tout être humain face à la mort. D’un autre côté, le sujet historique et l’emploi de musique sacrée crée une atmosphère qui paraît distante de notre vie quotidienne. En même temps, la violence de La Terreur et ses exécutions arbitraires sont un sujet on ne peut plus actuel, que ce soit dans le contexte de Guerre Froide dans lequel l’opéra a été composé ou dans le nôtre. Comme l’a écrit un critique de la pièce de Georges Bernanos sur laquelle s’est fondé Poulenc, c’est une « œuvre qui répond évidemment au besoin de spiritualité d’un temps menacé par un matérialisme historique et industriel dont nous sentons l’horreur. Notre frisson, à son approche, est celui de Blanche de la Force ».

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Extraits musicaux

Dialogues des carmélites - Extraits musicaux

La foi au coeur de la Révolution...

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Dialogues des carmélites - Gino Quilico

Compositeur

Francis Poulenc  >

Né à Paris dans un milieu très aisé — son père est le célèbre industriel Poulenc de la Société Rhône-Poulenc —, il commence le piano avec sa mère à l'âge de 5 ans. En 1915, il se rend étudier avec Ricardo Viñes qui lui fera rencontrer le tout-Paris d'avant-garde: Debussy, Ravel, Stravinski, Satie…  et les poètes Guillaume Apollinaire, Paul Éluard, Max Jacob….

Metteur en scène

Serge Denoncourt  >

Serge Denoncourt est une présence forte du milieu théâtral. Ancien directeur du Théâtre du Trident, co-fondateur, directeur artistique du Théâtre de l'Opsis pendant 10 ans, metteur en scène reconnu...

Argument

  • Acte I

    NOUVELLE PRODUCTION.
    Contexte de guerre, au 20e siècle.

    Avril 1789.  Dans la salle de lecture, le Marquis de La Force s’entretient avec son fils, le Chevalier.  Celui-ci raconte qu’une foule en colère manifeste contre l’aristocratie et que la voiture de Blanche a été bloquée au carrefour.  Inquiet pour la sécurité de sa sœur, il déplore sa nature nerveuse et craintive. 

    À son arrivée, Blanche annonce à son père qu’elle songe à entrer au couvent; elle évolue comme une étrangère dans ce monde sans arriver à y vivre.

    Quelques semaines plus tard, au couvent du Carmel à Compiègne, Blanche se présente à la prieure, Madame de Croissy.  Celle-ci fait comprendre à Blanche que le couvent est une maison de prière et non un refuge permettant des actes héroïques : on testera sa faiblesse et non sa force.

    Blanche, devenue Sœur Blanche de l’Agonie du Christ, travaille tout en bavardant avec Sœur Constance dans l’atelier du couvent.  Constance parle innocemment des souvenirs à l’extérieur du Carmel, mais Blanche la fait taire en lui rappelant la maladie de la prieure; cette dernière est âgée et sa fin est proche.  Elles parlent alors de leur peur face à la mort, peur que Constance dit toutefois avoir surmontée.  Elle raconte alors à Blanche qu’elle a rêvé qu’elles mouraient ensemble.

    À l’infirmerie du couvent, la prieure s’efforce de cacher son angoisse devant la mort.  Elle recommande Blanche à Mère Marie.  Dans un dernier aveu de peur, la prieure succombe devant Blanche qui tombe à genoux à ses côtés.

  • Acte II

    Dans la chapelle, Constance et Blanche veillent auprès du cercueil.  Blanche essaie de prier mais, soudain effrayée, tente de partir.  Mère Marie la retient et lui conseille d’accepter sa peur.

    Constance, qui espère que Mère Marie sera la nouvelle prieure, soutient que Mme de Croissy a vécu la mort de quelqu’un d’autre, une mort trop horrible et trop médiocre pour elle.  Un jour, ajoute-t-elle, quelqu’un sera surpris de trouver sa propre mort si facile. 

    Madame Lidoine, la nouvelle prieure, s’adresse aux religieuses les prévenant contre la tentation de vouloir être des martyres. Au même moment, le Chevalier de La Force  se présente et demande à voir sa sœur avant de partir à l’étranger.  En présence de Mère Marie, il rencontre Blanche au parloir et lui dit que leur père craint pour sa sécurité si elle reste au couvent.  Contrariée, Blanche demande à son frère d’accepter son courage au même titre que le sien, même s’il est de nature différente.

    Dans la sacristie, l’aumônier dit sa dernière messe, les révolutionnaires lui ayant interdit de poursuivre ses fonctions.  Devant les troubles qui menacent le pays, la peur s’installe.  Madame Lidoine fait remarquer que « quand les prêtres manquent, les martyrs surabondent et l’équilibre de la grâce se trouve ainsi rétabli. »  Mère Marie voit dans ces propos, la destinée de leur ordre.  La prieure réplique fermement qu’on ne décide pas soi-même d’être martyr, qu’il s’agit uniquement du choix de Dieu.

    À l’extérieur, les bruits de la foule s’intensifient.  Deux commissaires se présentent et annoncent que l’Assemblée législative a voté un ordre d’expulsion des Carmélites.

  • Acte III

    Dans la chapelle dévastée, Mère Marie propose, en l’absence de Madame Lidoine réfugiée à Paris, de faire le vœu de martyre pour l’amour de la patrie et de leur Ordre.  Malgré l’hésitation générale, les Carmélites passent au vote secret.  Après avoir fait le vœu, Blanche s’enfuit.  L’interdiction de vivre en communauté force les religieuses à s’habiller en civil et à réintégrer la société.  Devant le danger, la prieure s’oppose à la célébration d’une messe, affirmant que chacun est individuellement responsable des ses actes devant Dieu.

    Blanche habillée comme une paysanne, cuisine dans la maison dévastée de son père qui a été envoyé à la guillotine.  Mère Marie fait irruption et essaie de la ramener, pour son salut, auprès des autres religieuses.  Blanche résiste, puis accepte finalement de se rendre à l’adresse que Mère Marie lui a confiée.

    Au lever du jour, dans une grande cellule de la Conciergerie où elles ont passé la nuit, les Carmélites sont accusées de rassemblement illégal et de conspiration envers le gouvernement.  Sur la Place de la Révolution, les religieuses chante le Salve Regina en se rendant à l’échafaud.  Quand vient le tour de Constance, Blanche fend la foule, transfigurée.  Calmement, elle gravit les marches en chantant le dernier vers du Veni Creator.

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