Bota Bota

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Portrait de GenevieveEmond

J'ai un certain sentiment de stress à inaugurer le blogue de l’Opéra de Montréal. Un plongeon dans l'inconnu, devant un auditoire nouveau... bon, vous me direz évidemment qu'en temps que propriétaire de spa, j'ai tous les outils à disposition pour me débarrasser de ce stress. Vrai !

Mais voilà, je suis là devant mon clavier parce qu'on sait tous que le temps des crayons est révolu, avec une crainte d'être jugée sur mes mots, mon texte, mais surtout mes idées !

Dans l'histoire qui nous occupe, La traviata, les conventions règnent en maître sur la vie des protagonistes. Par souci des règles établies, par respect des normes sociales, des règles de la bourgeoisie, ils s'enferment plus ou moins volontairement dans une cage dorée.

Le jugement par nos pairs, par notre réseau est celui qui nous affecte toujours le plus : l'idée d'être accepté est ancrée dans nos moeurs par notre éducation. Aller au-delà de ce qui est permis, non pas au sens de la loi, mais selon les normes sociales, c'est s'exposer à l'incompréhension, à un rejet, à la critique. Si les règles ont changé au fil des siècles, le fond de bourgeoisie demeure, une ségrégation qui s'infiltre dans toutes les sociétés.

À chaque fois qu'une convention est brisée des passions se soulèvent. Un spa. Sur un bateau ? Un bateau. Noir ? Une terrasse. Flottante ? Chacune des décisions entourant le Bota Bota a trouvé ses opposants, parce que le concept et ses éléments sortent des conventions du milieu : une modification du paysage, un joueur différent dans l'industrie, des choix inusités. Évidemment, les opposants sont souvent les premiers à se faire entendre, et je désespère parfois à l'idée du nombre de grandes idées qui ont ainsi été tuées dans l'oeuf. Il faut une grande dose de confiance en soi, et être bien entouré pour briser un mur, et trouver derrière finalement plus de supporters que d'opposants. Et c'est à ce moment que vient la récompense : l'idée devenue tangible cumule les appuis.

L'important pour moi, c'est d'avoir mes repères, ma zone de confort ou je peux me réfugier lorsque le besoin s'en fait sentir et me sentir en sécurité, sans me laisser le loisir d'y demeurer trop longtemps. Ainsi, je me jette à l'eau de l'Opéra cette saison, et vous serez les témoins de ce plongeon. Souhaitez-moi que l'eau du bassin soit bien chauffée pour l'atterrissage.

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