vieux mononcle cochon

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Portrait de JeanFrancois

Pas certain que cette expression existait à la fin du XIXe siècle, mais en 2013, tout le monde la connaît et peut mettre un visage dessus – ne serait-ce que dans sa propre famille... C'est tout de suite ce cliché sur pattes que j’ai eu en tête quand j’ai commencé à lire sur l'opéra Falstaff de Verdi, adaptation des Joyeuses commères de Windsor par Shakespeare. 

Tout d’abord, on dit de Falstaff qu’il serait LE chef-d’œuvre de Verdi, ce qui est loin d’être banal. Il faut savoir aussi que le réalisateur Orson Welles, père du grand Citizen Kane, s’est attaqué à ce personnage libidineux plus grand que nature en l’incarnant lui-même à l’écran. Et si l’étiquette du gros plein de soupe lui collait si bien à la peau, c’est que le réalisateur était de plus en plus mythomane vers la fin de sa vie et affichait un surplus de poids inquiétant qu’il l’a d’ailleurs mené à une crise cardiaque fatale. Chimes at midnight est donc le dernier film de sa cinématographie, qui étonnamment, même s’il est impossible à trouver sur les tablettes, peut être visionné au complet en ligne

Ainsi, quand un grand compositeur de musique et un monument du cinéma s’intéressent à un personnage aussi grossier, c’est que sous ces dessous de beau-frère pas-de-classe, il a un petit côté attachant. En effet, même si Falstaff parle fort, boit trop et regarde un peu trop les jeunes filles, il reste un bon vivant capable « de faire lever le party ».

Et avec ma passion pour la bière, la bonne chère et ma propension à faire la fête, je me demande parfois si je pourrais devenir moi aussi le mononcle cochon de ma famille. Si c’est le cas, j’espère que certains y verront avant tout un être sympathique et auront de la compassion comme Verdi et Welles ont eu envers Falstaff!

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