ce n'est qu'un au revoir

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Portrait de pvachon

La 34e saison vient de se terminer avec le spectaculaire Turandot de Puccini qui a enflammé lyricophiles comme néophytes du tout-Montréal et de l'ailleurs. On ne pouvait espérer meilleure fin de saison, à l'image du finale de Turandot qui réunit tous les protagonistes et le choeur pour chanter le triomphe de l'humanité sur la barbarie. J'ose y voir là une sorte de symbole du triomphe de l'amour de Montréal pour l'opéra, de la vitalité de notre art, de l'enthousiasme qu'il suscite et de sa place dans nos vies.

Mais ce qui m'émeut davantage dans cet accueil triomphal, c'est de voir tous les spectateurs réunis pour cette même expérience de l'opéra. Dans un même lieu, dans un espace temps restreint, jeunes et moins jeunes cohabitent et partagent l'exaltation de l'opéra, son flamboiement, ses extravagances, sa poésie comme sa magie. Tous sont unis dans une sorte de communion inexplicable, soumis à l'embrasement de l'opéra et la beauté de cet art. 

Au-delà de l'oeuvre ou plutôt grâce à elle, il s'installe une communication instantanée entre tous par-delà les provenances diverses de chacun. Plus rien n'existe que l'art, plus rien n'a d'importance que le sens qu'il donne à ce moment dérobé de la routine. Alors, dans ce lieu, une sorte d'électricité circule, nourrie à l'émotion vive suscitée par la musique, les voix, les décors.

Le rideau tombe sur une autre saison exaltante. Vous étiez au rendez-vous. Merci.

La prochaine saison s'annonce tout aussi prometteuse d'autres soirées électrisantes et... provocantes.

Je vous retrouve en septembre. Vous me manquerez. 

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