Elektra de Richard Strauss est une œuvre exigeante pour les solistes autant que pour l’orchestre et constitue une étape importante dans l’histoire musicale d’une compagnie. À la distribution internationale de haute lignée sélectionnée pour la présentation de cet opéra, il fallait adjoindre une équipe à la stature de l’œuvre.

Le brillant chef, Yannick Nézet-Séguin – aujourd’hui directeur musical du Metropolitan de NY – serait à la proue de l’Orchestre Métropolitain.

Alain Gauthier signerait la mise en scène, Étienne Boucher concevrait les éclairages et le décor serait confié à l’artiste espagnol Victor Ochoa.

Ce dernier conçut une scénographie constituée d’une sculpture monumentale représentant le roi Agamemnon, personnage aussi absent que central à la tragédie lyrique puisque qu’on y fait référence tout au long de l’œuvre et que l’action débute après son assassinat.

 

La sculpture occupait à elle seule tout le plateau de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Haute de 7 mètres, elle tournait sur elle-même tout au long de l’opéra, révélant progressivement toute sa dimension.

Le modèle grandeur nature (1/7) de cet Agamemnon figure dans l’exposition.

C’est avec fierté que l’Opéra de Montréal collabore avec la SDCV et participe au projet la galerie Blanc

 

Michel Beaulac

Directeur artistique

Crédit : Yves Renaud

Victor Ochoa

Sculpteur

Le parcours du sculpteur espagnol Victor Ochoa fascine. D’abord architecte, le créateur évolue vers les beaux-arts. Il s’adonne ensuite à des recherches en sciences naturelles qui le mèneront jusqu’en Amazonie. Son cheminement artistique se poursuit à Londres, Paris et New York où se précise son langage sculptural. Sa recherche formelle s’achève aux Beaux-Arts de l’Université de Barcelone qu’il complète par des études en anatomie et dissection.