Portrait : Fernande Chiocchio

Actualités lyriques

Par Richard Raymond

06 mars 2015

Fernande Chiocchio : du piano au mezzo

On m’avait dit : « Elle est charmante! » Charmante? Le mot est faible. Fernande Chiocchio est le charme incarné. J’avais rendez-vous à son appartement de l’arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie. Elle m’ouvre sa porte, elle charme avec son sourire; elle ouvre la bouche, elle charme avec sa voix de mezzo qui a porté sa carrière pendant plus de trente ans; et puis elle charme par sa prestance. Droite et détendue comme une chanteuse prête à pousser la note.

Fernande Chiocchio (à gauche) et Cécile Vallée (à droite) dans Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc, présenté à la télévision de Radio-Canada, le 15 avril 1960. 
Photo : ® André Le Coz

Accueillante, chaleureuse, généreuse, lucide, ni intimidée ni arrogante. Fernande Chiocchio est bien dans sa peau, bien dans sa tête. Une femme qui charme, sans faire de charme.

J’avais gardé un certain souvenir de ses prestations à la télévision de Radio-Canada au temps où la société d’État savait encore le sens à donner au mot culture, c’est-à-dire de 1954 à 1973.

Un piano à queue et des étagères de livres squattent son salon. Des livres, il y en a partout. Imaginez une chanteuse d’opéra qui lit.

« J’ai lu beaucoup et je lis encore. J’aime beaucoup les biographies. Ça m’intéresse de savoir le cheminement de chacun. C’est le roman d’une vie. »

Elle lit des biographies non seulement de chanteurs ou  de musiciens, mais aussi de peintres. Car Fernande Chiocchio peint également. Avec talent, il faut le dire.

Elle a insisté, avant de répondre à mes questions, pour que nous parlions à bâtons rompus. Alors, nous nous sommes assis et avons parlé de tout et de rien : d’opéra bien sûr (nous avions vu Samson et Dalila à l’Opéra de Montréal), de voix, de musique et d’enseignement.

Puis l’entrevue a commencé. Pour simplifier les choses et pallier sa mémoire qui pourrait défaillir, Fernande Chiocchio me prête un cahier à anneau dans lequel elle a méticuleusement consigné chacune de ses prestations. Vous ai-je dit que c’est une femme généreuse?

Dans ce cahier, on lit qu’elle a chanté avec les plus grands : Maureen Forrester, Jon Vickers, Gabriel Bacquier, Teresa Stratas, Marilyn Horne, Joseph Rouleau, Louis Quilico, Pierrette Alarie, Léopold Simoneau, Robert Savoie, Yoland Guérard, Clarice Carson et Richard Verreau. Des chefs non moins célèbres l’ont dirigée : Emil Cooper, Richard Bonynge, Charles Dutoit et Wilfrid Pelletier notamment.

Est-elle mezzo? Est-elle contralto? Son cahier hésite entre les deux vocables.

« On m’a toujours dit que c’était spécial comme voix. Les gens ne savaient pas trop si j’étais « sopran », mezzo ou contralto. »

Pendant l’entrevue, la voix grave est chaude, avec un léger grain, chauffé au soleil qui le rend moelleux. Une voix de sirène faite pour charmer.

« J’avais une grande étendue : mon grave était sonore, très facile. »

 Elle n’avait pas de problème avec l’aigu, non plus.

« Jusqu’au sol-la en tout cas, j’étais très à l’aise. Le si, il fallait que je sois attentive. De passage, ça allait. »

Peu importe la tessiture qu’avait Fernande Chiocchio, elle a tout chanté. Son cahier résume tout ce que l’opéra a produit aux XIXe et XXe siècles jusque dans les années 70. Bizet, Verdi, Massenet, Menotti, Gounod, Puccini, Offenbach, Poulenc, Honegger, Jacques Ibert et Harry Somers. De Verdi, par exemple, elle a chanté RigolettoLa TraviataUn ballo in mascheraIl Trovatore et Don Carlo; de Menotti, The ConsulThe Old Maid and the Thief et Le Medium; de Puccini, Gianni SchicchiToscaIl Tabarro et Suor Angelica.

Richard Verreau et Fernande Chiocchio dans Werther de Jules Massenet, présenté à la télévision de Radio-Canada, le 18 juin 1964. Photo : ® André Le Coz

Son répertoire ne s’arrêtait pas là. Ajoutez encore le Magnificat et la Messe en si mineur de Bach, La Messe du couronnement et Requiem, de Mozart et Les noces de Stravinsky. Et c’est sans compter les récitals et concerts dont elle n’y a pas précisé les œuvres au programme. Plus de 175 au total.

D’où lui est venu ce goût pour toutes les musiques chantées? De son père qui a été marquant. Il n’avait pas eu, dit-elle, la chance de faire de la musique, mais il savait l’apprécier. 

« Papa écoutait le MET. J’avais cinq-six ans, sept ans, huit ans. Donc, j’ai trempé dans l’écoute de la musique. »

C’est grâce à cet « artiste dans l’âme » qu’elle entre au Conservatoire de musique de Montréal à l’âge de 14 ans. Non pas pour y étudier le chant, mais le piano justement sous la direction d’Arthur Letondal.

« J’ai été dans sa classe pendant deux ans. À chaque fois, il me disait : “ Quel est votre nom déjà? ’’ J’étais désespérée parce que je me suis dit : “Jamais on ne va m’appeler par mon nom. »

Sa réaction s’explique par ce qui s’était passé à son entrée à l’école, en 1935, à l’âge de six ans.

Fernande Chiocchio, trois ans

Fernande Chiocchio, trois ans, est assise entre son grand-père Antonio Chiocchio et sa grand-mère Angelina. Ses parents, Réjeane Bastien et Michèle Chiocchio sont assis à droite. Le couple assis à gauche est formé du frère de Michèle, Paulo, et de sa femme Asunta. L’homme debout est un cousin d’Angelina Chiocchio.

« Les religieuses nous faisaient mettre en rang deux à deux. Elles nous appelaient par notre nom. On m’a appelé Fernande Chiot Chiot et ça a été l’éclat de rire général. »

Au moins 500 élèves étaient dans la cour de l’école de jour-là. La petite Fernande est rentrée en pleurs à la maison.

« Mon père m’a dit : “ Ma petite fille, désormais tu t’appelleras Michel ’’. Papa était barbier et, dans sa vitrine, c’était écrit C. Michel parce que Chiocchio (prononcez Kiokkio), personne n’aurait pu le lire. »

Fernande Chiocchio restera deux ans au Conservatoire. Puis, elle s’inscrit à l’École de musique de Lachine, nouvellement inaugurée par la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne. Elle passe son baccalauréat. Néanmoins, son rêve ne se réalisera pas. 

« À partir du moment où j’ai commencé à faire du piano, je voulais devenir pianiste de concert. Bon, je n’avais pas ce qu’il fallait. »

Alors du piano, elle passera au mezzo. Elle avait commencé à prendre des cours de chant en même temps que ses cours de piano. Elle découvre qu’elle a une voix. Elle travaille avec le professeur de chant attitré de l’école, Pauline Donalda. Sa carrière débute à 18 ans.

Madame Donalda devait être un excellent professeur parce qu’en moins de six jours, soit les 12 et 18 avril 1951, Fernande Chiocchio remporte deux prix prestigieux : le Concours du Club social de Montréal et le Prix Archambault.

« Le Club social, c’était un groupe d’hommes d’affaires de Montréal. La bourse était de 1000 $. »

Celle du Prix Archambault de 100 $ n’enlevait rien au prestige du concours. Joseph Rouleau a lui aussi, vers la même époque, remporté ce prix.

Pauline Donalda n’était pas seulement un bon professeur de chant, elle dirigeait aussi l’Opera Guild.

« C’est elle qui m’a donné la première occasion de chanter sur scène. »

En janvier 1952, la mezzo-soprano chante la princesse Nicolette dans L’Amour des trois Oranges, de Prokoviev. Sa carrière était lancée. En 1953, outre les concerts et récitals, elle chante Louise de Charpentier, Le Consul de Menotti et Jeanne d’Arc au bûcher de Honegger. En 1954, c’est Boris Godounov, la Messe en si mineur de Raymond Daveluy, La passion selon saint Jean de Bach et Les enfants à Bethléem de Gabriel Pierné qui l’appellent sur scène. Les autres grandes œuvres dramatiques suivent au fil des saisons.

Ses grands moments à l’opéra

Quand on lui demande quels ont été les grands moments de sa carrière à l’opéra, elle n’hésite pas un instant.

« Il y a un rôle qui m’a marquée énormément – j’étais très heureuse de le faire – c’était Charlotte dans Werther. Avec notre cher Verreau (Richard). »

 Mais ce n’est pas le seul. 

« Ce que j’ai bien aimé, ç’a été de faire les trois Puccini, le triptyque. J’étais la seule à faire les trois : Il TabarroGianni Schicchi et Suor Angelica. On faisait ça le même soir. »

Yoland Guérard, Micheline Tessier, André Lortie, Fernande Chiocchio, Claude Corbeil, Roger Gosselin, Cécile Vallée et Pierre Duval dans Gianni Schicchi, de Giacomo Puccini, présenté à la télévision de Radio-Canada, le 28 novembre 1963. Photo : ® André Le Coz

Il faut savoir que ce sont des opéras en un acte. Nonosbtant… il lui faut préparer chacun des rôles. 

« Alors je travaillais le matin, l’après-midi et le soir. Et ça, ça m’avait plu parce que c’étaient des caractères bien différents. »

Entre deux opéras, la mezzo polyvalente avait le temps de changer de costume. Mais de respirer?

« On respire, bien sûr, on relaxe, en fait. Respirer pour chanter, c’est comme respirer pour vivre, pour parler. »

Sur scène, Fernande Chiocchio n’était pas seulement une bonne chanteuse.

« J’étais une bête de scène. J’y allais avec instinct. Jan Doat m’avait dit : “ Chicchio, tu peux faire du théâtre quand tu veux ’’. J’ai dit : “ Jan, moi, sans musique je suis perdue. Je n’arriverai pas à me souvenir d’un texte ’’. J’avais besoin d’être supportée par la musique. La musique, c’est un caractère aussi. On ne peut pas chanter une Dalila comme on chanterait une Azucena ou une Maddalena. »

André Lortie, Roland Gosselin, Claude Corbeil, Claude Létourneau, Napoléon Bisson, Yolande Deslauriers, Fernande Chiocchio et Paule Verschelden dans Gianni Schicchi, présenté à la Place des Arts en novembre 1971. Photo : ® André Le Coz

La fille de dernière minute

Parlant de Dalila, la première fois qu’elle a chanté le rôle, elle n’y était pas préparée.

« Moi, j’ai remplacé à pied levé très souvent des gens. La première fois que ça m’est arrivé, on faisait Samson et Dalila à Sérénade pour cordes avec Jean Deslauriers, le lundi soir, au Plateau, en direct. Je chantais dans les chœurs parce que j’étais étudiante à l’époque.  »

Les artistes travaillaient au Plateau, de dix heures à dix-sept heures, avec une pause à midi. Après la générale, ils rentraient à la maison et revenaient pour l’émission télédiffusée en direct à vingt-et-une heures, à la télévision de Radio-Canada. 

« J’ai soupé, puis j’ai pris ma partition, je suis allée m’asseoir au piano. J’ai lu tout ce que j’ai pu lire. À un moment donné, j’ai fermé ma partition, je suis partie. Arrive l’émission, Patricia Poitras qui chantait le rôle de Dalila est aphone. Elle a fait ses trois grands airs, puis elle sort en coulisses. Mais on est « live », on ne peut pas s’arrêter. »

Le chef d’orchestre Jean Deslauriers la désigne à Robert Savoie qui l’amène au micro.

« J’ai fait de la lecture, tout le dernier acte. Ça, ç’a été la première fois. Après ça, j’ai remplacé Maureen Forrester pour une générale du Requiem de Verdi. Ça, je le connaissais quand même. »

Mais il y a plus stressant comme expérience. Elle a appris le rôle de la mère dans Ahmal et les visiteurs du soir de Menotti en un après-midi. Il faut dire qu’une amie Jacqueline Richard lui avait forcé la main. 

« On commence à répéter. Au bout d’une demi-heure, elle dit : “ Bon, ben, je te laisse. ’’ “ Comment tu me laisses? ’’ “ Je joue à l’orchestre cet après-midi. ’’ J’ai dit : “ Ben, voyons, Jacqueline! ’’ “ T’es capable de l’apprendre toute seule! ’’ Elle ferme la porte à clé. J’étais toute seule. Quand elle est revenue, elle a dit : “ Tu enfiles le costume! Viens sur scène que je te dise où tu dois aller! ’’ Et je l’ai chanté le soir. Le petit garçon qui faisait Ahmal était merveilleux! Dès qu’il avait fini de chanter, il se tournait vers moi et il me soufflait les mots parce que, des fois, je n’arrivais pas à me souvenir. »

Radio-Canada a souvent requis ses services à la dernière minute. On l’appelait le matin, par exemple, pour chanter en après-midi des mélodies qu’elle ne connaissait pas. Malgré sa dénégation, on lui répondait : « Ben oui! Facile! » Et Fernande Chiocchio y allait. 

Nous en rions tous les deux. Mais il ne devait pas être si facile d’être aussi souple et disponible.

Les joies du récital

L’opéra n’est pas le genre qui a procuré les plus grandes joies au mezzo.

« Moi, j’ai beaucoup aimé le récital parce que c’était là que je faisais vraiment de la musique. Seule avec une ou un pianiste, j’ai touché à beaucoup de répertoire. Ça me permettait de toucher à cette musique intimement. C’est plus difficile parce qu’on ne cache rien du tout. Ça demande une bonne technique, il faut connaître les auteurs. Prendre le caractère de chaque compositeur, c’était facile pour moi. »

Cette grande dame attribue cette facilité au fait qu’elle est née sous le signe des Gémeaux. Le 29 mai 1929. Elle aura 86 ans en 2015.

Photo de gauche : au 1er plan : Fernande Chiocchio et Claude Létourneau. Au 2e plan : Jean Bonhomme et Clarice Carson dans Il Tabarro, de Giacomo Puccini, présenté à la Place des Arts en novembre 1971. Photo : ® André Le Coz
Photo de droite : Suor Angelica présenté par l’Opéra du Québec, à la Place des Arts en novembre 1971. Photo : ® André Le Coz

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