Nicole Lorange : la nouvelle voix d’or du XXe siècle

Actualités lyriques

Par Richard Raymond

29 août 2016

PORTRAIT : 1 de 2

Elle a poussé la chansonnette et interprété Tosca. Les publics d’ici et d’ailleurs l’ont applaudi, mais pas les vaches qui, les premières, l’ont entendue chanter. Depuis sa tendre enfance, Nicole Lorange ne vit que pour chanter. Quoique, à l’heure actuelle, sa santé ne lui permet pas de le faire.

Après plusieurs messages laissés sur son répondeur, surprise ! la voilà au bout du fil, la voix joyeuse, détendue. Elle s’excuse, elle a été très malade, me dit-elle. D’où son silence. Je prends rendez-vous avec elle. Tiens donc! Floria Tosca habite à quelques rues de chez moi.

Elle m’ouvre la porte, me sourit. Avec mon casque de vélo, je suis loin de ressembler à Cavaradossi. Pourtant, je me sens accueilli avec chaleur, spontanéité et même une certaine fougue. Je découvrirai que cette Tosca-là rit souvent de bon cœur.

Un piano à queue occupe presque tout le salon chez Nicole Lorange. Sur les étagères, nombreuses, des livres, des partitions et des disques, encore des disques et des vidéos d’opéra empilés sur le sol. Dans un recoin, une sculpture très épurée.

Un plateau de biscuits et des tasses m’attendent sur la table basse. La cantatrice m’offre un café. Quel sort l’amant de Tosca aurait-il connu si Puccini avait ménagé une rencontre entre la cantatrice et un journaliste ?

Tosca, toujours Tosca

Tosca, le mot reviendra souvent au cours de l’entretien.

« J’ai fait mes premières Tosca, j’avais 37 ans. C’était jeune. »

Mais nous n’y sommes pas encore.

Une enfance baignée de musique

Avant de connaître le succès avec le personnage jaloux et passionné de Tosca, Nicole Lorange a vécu dans une famille où la musique tenait beaucoup de place.

« Maman jouait du piano. Elle accompagnait papa qui avait une voix extraordinaire de ténor. On l’appelait la Voix d’or de Saint-Ours. »

Étrange coïncidence ou filiation génétique, S. A Gorlinsky, l’agent londonien de Nicole Lorange dans les années 80, la promulgue Nouvelle Voix d’or du XXe siècle.

Mais la chanteuse ne fait pas que chanter, comme le font remarquer de nombreux critiques. Elle incarne ses personnages. C’est, comme on dit couramment, une bête de scène.

« Moi, je me suis toujours sentie bien sur un théâtre. À quatre ans, j’allais chercher les petits enfants par la main et je les emmenais sur la scène. »

Qu’est-ce à dire ? Qu’elle était une bête de scène à quatre ans ?

« On vient au monde comme ça. Ma fille, c’est la même chose. »

La fille de Nicole Lorange, Elyzabeth Diaga, chante, elle aussi. Ne la cherchez pas à l’opéra. Seul le rock la passionne. Si Elyzabeth a découvert sa voie en voyant le premier vidéoclip de Pat Benatar à la télévision, sa mère n’a pas « découvert » sa vocation.

« Quand j’étais toute petite, à la campagne j’allais chanter dans les champs devant les vaches. J’ai toujours chanté. »

Nicole Lorange n’a pas répondu à un appel. Sinon, à celui de sa nature profonde.   

« À neuf ans, je voulais prendre des cours de chant. Ma mère m’a dit : " Il faut que tu apprennes la base : le piano avec la théorie. " J’ai appris le piano. Ensuite, à 13 ans, je me suis présentée chez Tante Pauline, j’ai gagné ma première montre en or. »

Tante Pauline présentait à la radio une émission de découverte des jeunes talents.

Elle a dit à papa : " Il faudrait faire prendre des cours de chant à votre fille. Je pense bien qu’elle a un talent. "

L’adolescente, ayant déjà une volonté de fer, se cachera dans la voiture de son père tandis qu’il allait prendre son cours de chant chez Roger Filiatrault. Celui-ci l’acceptera comme élève.

Au concours de Tante Pauline, c’était la première fois que Nicole Lorange gagnait. Mais pas la dernière. Par la suite, elle remportera au cours des années 1960, le premier prix des concours suivants : Sarah-Fischer, Concours de Musique du Canada, du Ladies Morning, Pro Musica, Les Amis de l’art, Les Jeunesses musicales du Canada. Sans oublier qu’elle sera, à quinze ans, lauréate des Matinées symphoniques de Montréal.

« À quinze ans, j’ai auditionné – je n’étais même pas en âge d’auditionner – pour Wilfrid Peltier. Je suis passée aux Matinées symphoniques. J’ai fait mes débuts avec l’Orchestre symphonique de Montréal. J’ai chanté la Promessa de Rossini. À l’Auditorium du Plateau. »

Wilfrid Peletier accompagnait lui-même les jeunes musiciens à la tête de l’OSM.

Elle passe par l’école de musique Vincent-d’Indy où elle décroche un baccalauréat et une maîtrise.

Son premier grand rôle

Elle sera lauréate des Matinées symphoniques une seconde fois, à l’âge de 23 ans. Cette fois, ça lui ouvrira de grandes portes. Celles de la Place des Arts, rien de moins.

« C’est comme ça que j’ai fait Les contes d’Hoffmann. »

Elle interprète la malheureuse chanteuse Antonia, du troisième acte. On est en 1966.

« J’avais reçu une bourse du Conseil des arts pour étudier à Toronto. J’étais venue de Toronto pour faire Antonia. »

L’Europe l’attire

L’année suivante, Vienne l’appelle. Encore une fois grâce à une bourse dont la recommandation venait du maire Jean Drapeau.

« J’ai auditionné pour l’Académie au mois d’août. Au mois de novembre, j’ai remplacé le soprano du Staatsoper dans le Te Deum de Bruckner au Konzerthaus. Ils avaient formé un quatuor au Staatsoper de Vienne. Ils m’ont demandé de remplacer au pied levé. »

Ce remplacement de dernière minute n’était pas le premier. Le mezzo-soprano Fernande Chiocchio m’avait confié, elle aussi, avoir beaucoup remplacé au cours de sa carrière.

« C’est comme ça. Souvent dans la carrière, c’est comme ça. »

Vouloir chanter suppose une certaine dose d’humilité. Le concert donné pour souligner le 150e anniversaire de l’Académie avait été diffusé partout sur toutes les radios européennes. Le nom de Nicole Lorange commence à circuler. À l’Académie, elle étudie sous la férule de Wolfgang Steinbrück.

« Il me prenait tous les jours à l’Académie et tous les jours chez lui. J’allais partout chanter. J’ai chanté la Messe du couronnement de Mozart. J’ai fait toutes sortes de récitals. Il n’y avait pas une semaine où je ne chantais pas. À Vienne, c’était extraordinaire. »

Elle ajoute que l’Académie, c’était très formateur. Le soprano roumain Ileana Cotrubas, souligne-t-elle, y a fait ses classes.

Elle étudiait et elle chantait. Je m’en étonne.

« J’avais déjà une maîtrise de Vincent-d’Indy. »

L’année suivante, l’Orchestre philharmonique de Vienne lui offre une tournée de neuf concerts. Toutefois, sa vie privée prend une nouvelle tournure.

« J’ai rencontré mon ex. au mois de mars, puis on s’est mariés au mois septembre. Ça s’est fait très vite. »

Si le mariage s’est fait très vite, le premier enfant s’annonce très vite, lui aussi.

« Quand j’ai chanté la deuxième fois au Konzerthaus. J’étais déjà enceinte d’Elyzabeth. »

Sa grossesse a des répercussions cruciales sur sa carrière.

« Ils m’ont renvoyé de l’Académie parce qu’ils misaient sur moi. J’avais, à ce moment-là, le plus grand agent d’Autriche et d’Allemagne. J’ai eu tellement de peine. J’ai dit : " Ce n’est quand même pas une maladie d’avoir un enfant. C’est précieux. »

Elle devra, finalement, refuser l’offre de tournée que lui avait faite l’Orchestre philharmonique.

Mais le destin ne veut pas qu’elle quitte l’Autriche sur cette note sombre.

Desdemona décide pour elle

Nicole Lorange croise l’assistant de son agent dans la rue, à Vienne, juste avant de revenir ici. Il lui demande d’auditionner le lendemain pour le rôle de Desdemona. Elle lui répond que c’est impossible, car elle rentre au Canada.

« Il cherchait désespérément une chanteuse pour le rôle. Il avait auditionné une centaine de sopranos et le producteur ne les voulait pas. »

Elle objecte qu’elle ne connaît le rôle qu’en italien parce qu’elle sait que, dans les villes autrichiennes, il faut chanter en allemand. Sans importance, répond l’agent. Elle se présente à l’audition.

« J’arrive là. Je fais deux phrases. L’intendant du théâtre se lève et dit : " C’est elle ! »

On était en 1969. Elle est engagée par le Landes Theater à Linz, ville autrichienne.

« On m’avait dit d’apprendre une certaine partition en allemand. J’arrive avec mon texte, le chef me dit : " On a changé d’idée. " En deux nuits, il a fallu que je me tape un autre texte en allemand. »

Nicole Lorange n’en a pas fini avec les déboires liés au rôle de Desdemona.

« Je n’ai pas chanté à la première parce que j’ai attrapé la coqueluche du ténor. Ils ont fait venir un autre ténor. Moi, je l’ai chanté en allemand et le remplaçant l’a chanté en italien. Une gemischter Salat, une salade mélangée. »

Elle rit de bon cœur à cette image. La coqueluche s’agrippe.

« Moi, on me soignait pour le foehn, le vent, on ne me soignait pas pour la coqueluche. Je l’ai donnée à ma fille qui avait trois-quatre mois. Ç’a été dur. »

Elle part trois semaines en vacances en Espagne. La toux se calme. Dès son retour en Autriche, la chanteuse recommence à tousser.

« Je n’ai pas su que j’avais la coqueluche, en Europe. Quand je suis revenue au Canada, ma petite fille toussait et vomissait comme moi. J’ai fait venir le médecin. Il m’a dit : " Vous avez la coqueluche. " J’ai répondu : " Ça ne se peut pas ! " Monsieur Drapeau m’avait demandé de chanter au Vaisseau d’or dans le temps de Noël avec un petit orchestre. »

Le médecin lui prescrit des antibiotiques.

« Je l’avais (la coqueluche) depuis le mois d’août et on était rendu en décembre. J’ai été malade longtemps. Et ma petite aussi, j’ai failli la perdre. »

Elle s’arrête, songeuse. Mais la vie devait reprendre son cours. À son retour d’Autriche, il n’y avait rien pour elle à Montréal.

Une période creuse

Elle chante Louise de Charpentier à la Salle Claude-Champagne.

En 1972, le Canadian Opera Company l’engage pour interpréter Musetta dans La bohème de Puccini, à Toronto. La soprano qui chante Mimi fait une crise à la générale parce que la voix de Nicole Lorange est forte et que la sienne ne l’est pas.

« J’arrive le soir de la première, ils l’avaient " mikée " (les techniciens avaient pincé un micro à sa robe). Mais moi quand j’arrivais sur scène, ils enlevaient tout. Ça passait pareil. »

Elle tient le second rôle, mais ne s’en formalise pas.

« Le rôle de Musetta est très gratifiant parce que c’est un beau rôle. »

La même année, elle reprend Antonia des Contes d’Hoffmann, pour L’Heure du concert aux côtés de Pierre Duval. L’émission est télédiffusée par Radio-Canada. À la fin des année 60 et au début des années 70, chanter dans un studio de télévision n’est pas une sinécure.

« L’orchestre n’était pas dans le même studio que nous. On avait des moniteurs en haut, je vous dis qu’il fallait être prête. »

Viennent les années de vache maigre. En 1973, Nicole Lorange donne naissance à un fils, Orestes, sculpteur comme son père.

« J’ai voulu reprendre ma carrière. Tout le monde me décourageait. On me disait : " Non, non, tu ne pourras pas chanter ! C’est difficile de revenir. Tu as arrêté trop longtemps. »

La diva a la volonté de remonter sur scène. Il lui faudra attendre jusqu’en 1975 avant de le faire. En Irlande, au Dublin Opera et au Cork Opera. Elle y reprend le rôle d’Antonia et y ajoute celui de la courtisane Giulietta du quatrième acte des Contes d’Hoffmann.

Sur les conseil d’un ténor croisé à Toronto, elle va auditionner à Barcelone. À cette époque, Joan Dornemann, l’actuelle coach du MET de New York, était coach et pianiste à Barcelone.

« Elle m’avait accompagnée. J’avais chanté Desdemona, Manon Lescaut, Sola, perduta abbandonata. Ils m’ont tout de suite prise au Liceu. »

Dit comme ça, on pourrait penser que ce n’est rien. Or, son partenaire dans Pagliacci de Leoncavallo, n’est autre que Placido Domingo.

« Dans une des représentations, j’arrive avec l’âne, qui a fait devant moi à l’arrière-scène. Placido m’accueille, il me prend dans ses bras. Puis il me laisse tomber. Le public a fait : A……h! Je me suis relevée comme si de rien n’était. Il m’a même démis un poignet quand Pagliacci lance Nedda dans la partie dramatique. »

Ses déboires avec ce Pagliacci ne sont pas finis.

« J’ai eu le dimanche après-midi pour monter Nedda. C’était tout en italien. La metteure en scène était italienne. J’ai eu cinq Tonio différents (l’homme que Nedda que repousse) dans cinq représentations parce qu’Aldo Protti est parti. »

La même année (1976), elle se produit dans La Forza del destino, de Verdi, au Coliseo de Mahon

« J’avais eu de très belles critiques. C’était ma première Leonora. »

Suivent trois Madama Butterfly à Valence, en Espagne, au Staatstheater Kassel, en Allemagne, et au Lyric Opera de Chicago.

Puis, Tosca vient frapper à la porte de Cio-Cio-San.

 

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